Forcer l’ouverture d’un fichier CSV en UTF-8 par Microsoft Excel

Posted on 19 janvier 2012 by Le neurone.
Categories: Développement.

Quand on gère des données via une application Web, il est assez courant de vouloir en obtenir un export, ou des rapports structurés, permettant de les traiter en dehors de l’application. Un format souvent utilisé pour ce faire est le format CSV (Comma-Separated Values, Valeurs séparées par des virgules). Ce format est directement géré par Excel et permet de structurer facilement des données en lignes et en colonnes, dans un simple fichier texte facile à générer avec tous les languages de programmation courants (Java, PHP, Perl, Python, et j’en passe).

Un problème intervient quand ces fichiers contiennent des caractères accentués. L’encodage UTF-8 est alors souvent indiqué, surtout si on génère les fichiers par du code et qu’on supporte plusieurs langues. Mais quand une application Web propose un fichier CSV encodé en UTF-8 en téléchargement, qu’on clique sur “Ouvrir” dans la petite pop-up et qu’il s’ouvre dans Excel… Les accents se sont transformés en élégants caractères tels que é. Le problème est assez récurrent, et vient du fait qu’Excel ne détecte pas l’encodage du fichier mais utilise sa valeur par défaut, qui varie en fonction de la langue de l’utilisateur…

Il existe une solution de contournement assez fastidieuse mais néanmoins efficace (description pour Excel 2007) :

  • Au lieu de choisir “Ouvrir”, il faut enregistrer le fichier sur le disque.
  • Ensuite, ouvrez Excel (sans double cliquer sur le fichier, mais via le menu Démarrer par exemple) et créez un nouveau classeur vierge.
  • Dans le menu Données, choisissez “A partir du texte”.
  • Dans la fenêtre qui s’affiche, choisissez votre fichier CSV et validez.
  • Dans la boîte de dialogue “Origine du fichier”, choisissez “65001 : Unicode (UTF-8)”.
  • Choisissez ensuite le délimiteur du fichier (souvent “;”) et validez.

Le fichier devrait s’ouvrir avec le bon encodage, et donc des accents corrects.

Cette méthode est longue, fastidieuse, et inadaptée puisque les utilisateurs ouvrent souvent les fichiers directement par le bouton “Ouvrir” lors du téléchargement, ou en double-cliquant dessus.

Pour contourner ce comportement d’Excel, il faut donc le forcer à utiliser UTF-8 pour ouvrir le fichier. Pour cela, après de nombreuses péripéties et grâce à ce post sur Stackoverflow, il faut insérer un caractère spécial appelé “BOM UTF-8″ (\uFEFF) au début du fichier lors de sa génération. Excel (du moins 2003 et 2007 pour ce que j’ai testé) ouvrira ensuite le fichier directement en UTF-8 !

Ce caractère est non imprimable, et n’apparaît donc ni dans Excel, ni si on ouvre le fichier avec un éditeur de texte tel que Notepad++. Il est totalement transparent mais permet de forcer Excel à lire le fichier correctement…

On notera qu’Excel se moque totalement d’un éventuel charset spécifié dans le content type (par exemple “text/csv;charset=utf-8“).

Test : Runik (Android)

Posted on 13 janvier 2012 by Le neurone.
Categories: Android, Jeux.

Comme je le disais récemment, je suis une grande fan des jeux du type Bejewelled et autres gameplays simples mais chronophages. Dans ce domaine, on m’a conseillé Runik (disponible sur l’Android Market), et je dois dire qu’il tient largement ses promesses !

Runik - Android Market

Le principe est simple : il faut supprimer des groupes de runes de même couleur adjacentes. Plus le groupe supprimé en une fois est gros, et plus le nombre de points gagnés est important. Jusque là, rien d’exceptionnel. Un des points intéressants du jeu est d’arriver à vider entièrement les écrans, ce qui augmente le multiplicateur de points. De plus, une fois l’utilisateur bloqué (plus aucun groupe de runes supprimable), les runes restantes se désactivent et le reste de l’écran se remplit de nouveau de runes, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout l’écran soit rempli de runes désactivées. La partie est alors perdue…

Là où le concept est intéressant, c’est qu’à chaque suppression, des super-runes se remplissent. Il y a une super rune par couleur de runes, et lorsqu’une super rune est complètement remplie, deux actions sont possibles : tant qu’elle reste remplie, les points acquis sont augmentés. Un clic sur une super-rune supprime toutes les runes de cette couleur sur le plateau de jeu (y compris les runes désactivées) et permet donc de se sortir d’une situation délicate.

Les graphismes sont très soignés, la musique discrète (et réglable) et agréable. L’ensemble est fluide, et si au début j’avais de rares freezes de l’application qui était alors tuée par l’OS, cela a semble-t-il été résolu par les dernières mises à jour. On remarque l’apparition de publicités dans les dernières versions, mais elles restent discrètes donc ça ne gâche pas l’expérience.

L’ensemble est totalement addictif, et la présence de “défis” (achievements à débloquer dans le jeu) rend l’ensemble encore plus marrant ! Les scores sont, si l’utilisateur le souhaite, mis en ligne grâce à ScoreLoop. On peut voir comme ça qu’un warrior a dépassé les 130 millions de points…

Je dirai donc que Runik est un Must Have pour tous ceux qui aiment ce genre de gameplay simple, facile à appréhender, sans fin, et facile à interrompre (les parties sont automatiquement sauvegardées).

Bon jeu !

Bonne année 2012 - Edito du 13 janvier 2012

Posted on by Le neurone.
Categories: Vie du blog.

Bon, OK, on est le 13 janvier, je suis à la bourre.

Mais je vous souhaite quand même à tous une bonne année 2012, avec tout ce qui va bien : santé, réussite, argent, amour, et autre gougnandises du genre ;)

A part ça, ce blog est quasiment à l’arrêt, par manque de temps, d’inspiration, et finalement d’idée précise de ce que je veux en faire. Déjà techniquement, il ressemble un peu à une friche, n’a pas évolué depuis une éternité et mériterai un bon lifting. Pour dire, j’ai même perdu une partie des mots de passes qui me permettent d’accéder au serveur, et ça fait 3 mois que je dois faire une demande pour les récupérer…
Un des projets de l’année sera donc de décider de son avenir : soit l’arrêter définitivement (surement en le laissant en ligne), soit le refondre techniquement, décider d’une “ligne éditoriale” (oula le terme pompeux pour dire que je dois décider de ce dont j’ai envie de parler et arrêter de partir dans tous les sens…) et remettre le truc d’aplomb…

Évidemment, j’aimerai opter pour la deuxième solution, histoire de ne pas tout laisser tomber, mais rien n’est sur, parce qu’un blog qui reçoit un article tous les 3 mois, ça n’est pas très intéressant…

Voilà voilà, en attendant, j’en profite pour enfin terminer un article qui traînait sur Runik.

Bonne lecture, et encore bonne année !
Leneurone

Test : Puzzle Quest 2 sur Android

Posted on 1 novembre 2011 by Le neurone.
Categories: Android, Jeux.

Je suis depuis quelques mois passée dans le monde merveilleux des smartphones Android. Eh oui, les choses changent, même pour moi adepte des portables hors d’âge, qui ne font que téléphoner mais le font bien. J’ai donc acheté un Galaxy S II, que j’ai depuis enrichi de moult applications, mais je n’avais pas encore testé de jeu.

Quand j’ai entendu parler de Puzzle Quest 2, je me suis dit, voilà un jeu pour moi. Sur Android, parfait pour jouer dans les transports, des puzzles, moi qui suit une grande fan de tous les jeux chronophages du genre Bejewelled (je parlerai d’ailleurs bientôt d’un jeu du même genre développé par un pote, Runik). Tout pour plaire !

Puzzle Quest 2 - Android Market

J’ai donc installé le bouzin. Après le téléchargement des données, lancement du jeu… C’est joli, et bien fluide. Les tutos ne sont pas trop chiants, et assez utiles pour une n00b dans mon genre. Je commende la démo Solo. Si j’observe de très légers lags dans les puzzles, je m’amuse bien, c’est rapide et l’univers est pas mal bien que peu original. J’ai fait un premier perso Barbare, ce cher Sholto m’ayant l’air à la hauteur des combats contre trolls et autres gobelins !

Je termine les premières quêtes, consistant à sauver la ville de Vertoren, et me prépare à partir vers le Donjon pour poursuivre… Ah mais non, je dois acheter du contenu supplémentaire. Je tente les quêtes annexes alors ! Ah ben non, pareil.

Je n’ai pas envie d’acheter de contenu supplémentaire, surtout si ça commence dès la fin de la démo. Je peux accepter ça si la majorité du jeu est jouable sans acheter, mais là, c’est quand même du foutage de gueule de dire qu’il est gratuit si le temps de jeu disponible est de l’ordre du quart d’heure.

Du coup, application installée à 11h30, désinstallée à 12h45. Ça, c’est fait. Dommage, le jeu avait l’air bien…

Tarte aux myrtilles

Posted on 19 août 2011 by Le neurone.
Categories: Cuisine.

Le nombres d’articles sur ce blog en témoigne : je ne cuisine pas souvent. On pourrait même dire, vraiment pas souvent. Mais quand on m’apporte sur un plateau 600g de myrtilles toutes droit descendues de leur montagne, je ne peux pas résister ! Du coup, j’ai cherché une recette de tarte et j’ai trouvé celle-ci, que je reprends ici.

Les quantités sont données pour une tarte pour 6 personnes environ.

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Ingrédients pour la pâte :

  • 300g de farine
  • 125g de beurre à température ambiante
  • 70g de sucre (moitié moins que dans la recette, et largement suffisant)
  • 1 oeuf

(ou une pâte sablée toute faite, ça marche aussi quand on n’a pas le temps…)

Ingrédients pour la garniture :

  • Au moins 500g de myrtilles, fraîches ou surgelées
  • 3 oeufs
  • 150g de crème fraîche
  • 80g de sucre blond de canne, ou de sucre roux, ou de sucre tout court (beaucoup moins là aussi que dans la recette mais suffisant, on peut monter jusqu’à 100g au besoin)
  • 50g d’amande en poudre (ça marche aussi avec des amandes effilées broyées à la main)

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La pâte :
Dans un saladier, mélanger la farine et le beurre coupé en petits morceaux. Pétrir à la main, puis ajouter le sucre et l’oeuf. Une fois que l’ensemble est bien homogène, ajouter de l’eau par toutes petites quantités pour obtenir la consistance voulue, bien sablée mais quand même étirable sans qu’elle se déchire.

Ce n’est pas très compliqué, mais personnellement j’ai ajouté un peu trop d’eau, du coup ça collait de partout… J’ai ajouté un soupçon de farine pour compenser, et hop c’était parfait ! Le pifomètre est parfait dans ces cas là…

Une fois la pâte en forme de boule, fariner un plan de travail et écraser la pâte au rouleau, en forme de cercle ou de carré selon le plat. Eviter de trop la manipuler pour ne pas la rendre trop sèche…

Placer la pâte dans le moule beurré, marquer les bords et piquer le fond avec une fourchette.

Faire cuire le fond de tarte :
Comme les myrtilles sont des fruits fragiles, ils doivent cuire moins longtemps que la pâte. On fait donc cuire le fond de tarte 15 minutes à 200 °C.
Pour cuire le fond de tarte, idéalement il faut mettre au fond de la grenaille à fond de tarte, ou au pire des haricots blancs secs. Si on n’a ni l’un ni l’autre (c’est mon cas), on peut faire un rond de papier d’aluminium pour tenir les bords lors de la cuisson, mais par contre le fond sera gonflé… Pour éviter que le fond ne reste gonflé, il faut que ça ne cuise pas trop longtemps pour que la pâte reste souple, il sera alors facile de percer les bulles et de raplatir la pâte.

La garniture :
Une fois le fond de tarte cuit, sortez le plat du four (sans se brûler c’est mieux) et versez dedans les myrtilles.

Préparez à part un mélange d’oeuf, de sucre, puis avec la crème fraîche et les amandes. Verser la préparation sur les myrtilles, et enfournez 40 minutes à 200 °C. Et voilà, une tarte très facile et délicieuse !

Pas mal, non ? :)

Test du jour : Tout-en-un HP Deskjet 2050

Posted on 9 août 2011 by Le neurone.
Categories: Hardware, Linux.

Suite au décès il y a 6 mois de ma bien aimée imprimante Canon, et le dur travail de deuil accompli, j’ai du me résoudre à la remplacer. En effet, une présence encreuse à mes côtés m’était indispensable ! J’ai donc résolu d’aller errer dans cette antre du Mal qu’est un centre commercial.

Après quelques heures de recherche acharnée et de vaillants combats, j’en suis revenue avec une prise, certes bon marché mais que j’espérais suffire à mes besoins. L’élue de mon coeur était une fringante tout-en-un HP Deskjet 2050 à 50 euros. Rien d’exceptionnel donc, vous en conviendrez, voilà néanmoins mes premières impressions.

Déballage :
L’empaquetage est soigné sans être exagéré. On appréciera que l’imprimante soit dans un petit sac de protection qui permet de la sortir de son carton et de la porter facilement. Le genre de gadget qui facilite la vie !
Première remarque : elle est légère, très légère. Un bon point par rapport à ma Canon qui offrait quand même un poids non négligeable (sympa quand on déménage souvent…), par contre cela procure quelques inquiétudes quand à la solidité de la bête.

Installation :
Au branchement de l’alimentation, l’imprimante demande ses cartouches. L’installation desdites cartouches n’est pas très simple, puisqu’on n’accède pas au compartiment par le dessus mais par la face avant de l’imprimante comme le montre ce schéma extrait du manuel d’utilisation de l’imprimante :

Vue face HP Deskjet 2050

Vue face HP Deskjet 2050

Il faut donc s’accroupir pour mettre en place les cartouches. Néanmoins, cela se fait sans trop de mal.
Une fois les cartouches montées et la trappe refermée, l’imprimante imprime seule une page d’alignement des têtes qu’il suffit de lui faire scanner ensuite. L’ensemble est très rapide. Cela permet néanmoins de se rendre compte que l’imprimante fait un léger bruit mais tout à fait supportable (ça ne réveillera pas bébé dans la chambre à côté, rassurez vous), mais qu’elle vibre un peu à chaque aller retour des têtes. Manque de solidité encore une fois ?

Branchement :
Il suffit de brancher le câble USB… Heu, wait, quel câble ?
Eh oui, puisqu’il faut bien une petite blague, cette belle imprimante - scanner est livrée sans câble USB. Heureusement que j’avais gardé celui de ma défunte Canon et que la connectique est la même ! Bravo HP…
Une fois le branchement fait, la mauvaise surprise se transforme de suite en excellente surprise : mon KUbuntu détecte l’imprimante, la configure, et sans rien avoir à faire j’imprime une page de test parfaitement alignée. L’installation d’imprimante la plus rapide de l’histoire ! Merci Ubuntu :)

Scanner :
Le scanner fait un sacré bruit, mais est relativement rapide pour peu de ne pas lui demander une qualité trop poussée. Il est parfaitement supporté par le bien connu XSane.

Impression :
La qualité est correcte, l’impression nette et les couleurs pas trop fausses.

Copie autonome :
Comme beaucoup (pour ne pas dire tous) de tout-en-un, la HP Deskjet 2050 offre une fonctionnalité de copie autonome, en couleur comme en noir et blanc. Un simple bouton permet de lancer la copie, qui est rapide et de qualité correcte.

Conclusion :
Pour une imprimante d’entrée d’entrée de gamme (non, je n’ai pas bégayé, à 50 euros c’est vraiment le premier prix du tout en un), elle fait ce qu’on lui demande : impression correcte, installation facile, scan et copie correcte. Elle ne respire pas la solidité comme mon ancienne Canon matériellement indestructible (c’est une erreur dans une carte de commande qui l’avait conduite au cimetière des imprimantes, et je ne vous dit pas comme j’en ai bavé pour la démonter et le nombre de vis que j’en ai sorties…), mais devrait tout de même remplir son rôle quelques mois ou quelques années. Evidemment, à ne pas considérer pour une impression de qualité type photo ou un usage intensif, ses limites se feront alors rapidement sentir. Finalement, un achat sans prétention qui fait ce qu’on lui demande.

Google Web Toolkit : premières impressions

Posted on 10 juillet 2011 by Le neurone.
Categories: Développement.

On ne présente plus GWT, ou Google Web Toolkit, le framework de développement de site Web par Google. Son principe est intéressant : on code tout en Java, on précise au framework quels sont les packages Java qui sont destinés à une utilisation côté client (nous sommes dans un contexte Web, vous l’aurez compris), et à la compilation GWT compile le code serveur en servlets Java classiques et le code client est transformé en Javascript.

GWT utilise massivement l’AJAX : du point de vue du navigateur, toute l’application tient dans une seule page dont le contenu change avec les actions de l’utilisateur (boutons, etc.). Le pattern utilisé est Modèle - Vue - Presenteur, qui peut être renforcé par l’addition du framework MVP4G. Ainsi, les couches vue et présenteur sont destinées à être utilisées sur le client (la vue n’étant censée faire que de l’affichage, et la gestion des actions, l’appel aux services en RPC via Gin et Guice étant destinés au présenteur). Les couches service et DAO sont bien évidemment destinées au serveur. On utilisera allégrément l’injection de service et les contextes pour utiliser les classes DAO et Serveur (merci les beans !)

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Maintenant que j’ai présenté rapidement (très rapidement, on en conviendra) le framework, voici quelques avantages, inconvénients, limites, points forts que j’ai pu expérimenter.

Le contexte dans lequel j’utilisais ce framework est le suivant : il s’agit de développer une application pour smartphones (particulièrement des BlackBerry, je reviendrais probablement sur le sujet dans un article futur), qui doit permettre à des chauffeurs routiers d’obtenir des informations sur les missions de transport qui leur ont été affectées, et de transmettre au siège l’avancement de la mission en cours et leur position GPS. Il faut donc prendre en compte dans l’architecture la lenteur du réseau (au mieux, de la 3G), son instabilité, les limitations induites par le smartphone, la petite taille de l’écran, l’écran tactile, et l’utilisation de l’application par des personnes dans un cadre professionnel. Elle doit donc être un outil intuitif, avec des fonctionnalités faciles d’accès pour être un support à leur travail et non pas une gêne, et ainsi garantir son adoption.

Le premier inconvénient du framework vient de sa force : la traduction en Javascript. En effet, toutes les fonctionnalités du Java ne sont pas prises en charge par GWT, ou ont été adaptée dans le framework pour supporter la traduction. Et une fois l’ensemble traduit en Javascript, on peut avoir des surprises, par exemple dans la gestion des timestamps. Les navigateurs ont parfois des façons bien à eux de gérer les dates, et le traitement en Javascript est impacté. Ainsi, la gestion des fuseaux horaires est parfois exotique (fuseaux décalés, traduction en heure GMT ou UTC, etc.). Cela conduit à devoir mettre en place des systèmes pas toujours très élégants pour contourner les problèmes.

GWT est un framework en évolution rapide, et malheureusement la rétro-compatibilité n’est pas forcément respectée entre les versions. De même, les différents frameworks que l’ont ajoute n’arrivent pas toujours à suivre, et faire une montée de version de GWT implique beaucoup plus qu’un changement de .jar et de classpath. De plus, il faut faire monter de version le plugin GWT pour Eclipse qui permet de compiler et piloter depuis l’interface graphique sans s’amuser à écrire un fichier Ant. Ainsi, s’il est possible de retrouver d’anciennes versions de GWT bien pratiques pour recompiler d’anciens projets, il est parfois délicat de trouver les pugins correspondants et cela peut être problématique.

Les composants graphiques GWT sont limités, au style particulier et manquent de finesse. Par exemple, il est délicat par exemple de placer une liste déroulante mappée sur des valeurs extraites d’une base de données dans une cellule de tableau. On en arrive rapidement à devoir surcharger des composants, et à définir à la main le HTML généré pour obtenir un comportement adéquat. Cela se fait plutôt bien, l’architecture des composants semble prévue pour et définir de nouveaux composants se fait assez rapidement. Il est possible qu’il existe des bibliothèques de composants à ajouter au framework, néanmoins cela sortant du cadre de ce projet cela n’a pas été considéré.

Les applications GWT sont intégralement chargées côté client lors du premier accès à une page, et les vues sont générées à ce moment là. Le chargement doit donc être réfléchi, pour ne pas être trop long, et pour pouvoir être supporté par le réseau mobile. De plus, les vues sont générées lors de ce chargement, ce qui implique par exemple que les valeurs des listes déroulantes placées dans les tableaux sont figées. Il n’est pas possible d’ajouter des composants dans une vue, il faut jouer avec les méthodes setVisible() des composants pour changer l’affichage d’une même vue au cours de l’exécution.

Enfin, un soucis majeur est que du point de vue du navigateur, l’application possède une seule et unique page. Il n’est donc pas possible de faire un rechargement (on se retrouve automatiquement sur la page d’accueil de l’application), et surtout l’utilisation des boutons “Précédent” et “Suivant” ne renvoient pas sur la page précédente vue dans l’application, mais sort de l’application. Il est possible de simuler la navigation dans l’application en ajoutant des tags dans la barre d’adresse (objet History), mais le système n’est pas aussi complet qu’une complète navigation par page et l’utilisation de l’historique est généralement assez instable.

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Comme on l’a vu, ce framework est donc très intéressant, permet de développer relativement rapidement mais pose des problèmes. Il est de plus peu adapté à une utilisation mobile, du fait des navigateurs adaptés présents sur les téléphones qui ne sont pas toujours pleinement supportés ou détectés, le User-Agent étant par exemple le même sur un BlackBerry ou un Androïd mais le comportement en matière de Javascript est souvent bien différent (à la faveur d’Androïd d’ailleurs). A utiliser avec parcimonie donc, et en prenant soin de contrôler son adéquation avec l’utilisation qui sera faite de l’application.

Installer Portal sous Wine sans Steam

Posted on 8 mai 2011 by Le neurone.
Categories: Jeux, Linux.

Parfois, on peut être linuxien et avoir envie de jouer à des jeux exclusivement Windows (donc la majorité des jeux). Du coup, soit on s’installe un Windows en double boot, soit on installe une machine virtuelle. Mais pour certains jeux, il existe une alternative, grâce au bien connu Wine.

Wine HQ + Portal = Love

Mais compte tenu de la complexité d’un jeu, la procédure pour en faire fonctionner un sous Wine est rarement simple, parfois couronnée de succès mais en tout cas pas toujours connue.

Voici donc la description d’une méthode qui a fonctionné une fois, sur une KUbuntu 11.04, pour l’installation de Portal 1 ! Le jeu est fonctionnel, fluide et avec le son. Néanmoins, on observe parfois un plantage du son au bout d’une heure de jeu environ, qui oblige à le relancer. Cela n’empêche pas foncièrement de jouer et les sauvegardes fonctionnent parfaitement (pour ce qu’on peut en dire après 6-7 heures de jeu).

Tout d’abord, il faut disposer de l’exécutable d’installation de Portal 1 et du logiciel PlayOnLinux, qui nous aidera pour l’installation. La dernière version du logiciel (3.8.12) n’étant pas dans les dépots, il faut récupérer le .deb sur le site de PlayOnLinux. La version des dépôts ne permet pas de réaliser l’installation…

Lancer PlayOnLinux, puis choisir l’option “Installer”. Dans la liste proposée par l’application, choisir “Portal 2” (oui oui, le 2, alors qu’on installe le 1, on est d’accord). Ici, on souhaite installer Portal sans Steam, le choix “Steam : Portal” ne convient donc pas.

Valider, et attendre patiemment le temps qu’il installe les DLL et autres frameworks nécessaires. Au bout d’un certain temps (pas loin de 30 minutes), le logiciel demandera le média d’installation. Choisir d’installer à partir d’un exécutable, et sélectionner le .exe de Portal (1) sur le disque puis valider.

Attendre la fin de l’installation… et normalement tout marche ! Bon, évidemment, on parle de Wine, donc l’ensemble est tellement complexe que parfois on ne comprend pas bien pourquoi ça fonctionne ou pas… Donc pas de lapidation si ça ne fonctionne pas, merci ;)

Pour le lancer, il faut aller chercher directement l’exécutable de Wine inclu dans PlayOnLinux, qui sera, contrairement à un Wine installé séparément, configuré comme il faut :

$ cd ~/.PlayOnLinux/WineVersions/1.3.18/usr/bin # on va dans le dossier de Wine
$ ./wine ../../../../wineprefix/portal2/drive_c/Program\ Files/Portal/Portal.exe # on lance Portal avec Wine, en précisant le chemin relatif depuis le dossier de Wine

Concernant la commande précédante, elle considère que l’exécutable de Portal se trouve dans :

~/.PlayOnLinux/wineprefix/portal2/drive_c/Program Files/Portal

Cela correspond au dossier d’installation par défaut lorsqu’on installe à partir de PlayOnLinux.

Si jamais le jeu rencontre des problèmes graphiques ou ne se lance pas, cela peut être dû aux effets graphiques ou effets de bureau, s’ils sont activés. Essayez de les désactiver, peut-être que ça ira mieux…

Je vénère le gars qui a codé le script pour installer Portal 2 en tout cas, c’est un sacré morceau…

Bon jeu !

Edito du 7 mai 2011

Posted on 7 mai 2011 by Le neurone.
Categories: Vie du blog.

Bon, il y a pas si longtemps, je pensais que à partir de février j’aurais le temps de poster un peu.

Puis finalement, les choses se sont accélérées : le Gala en février qui m’a pris pas mal d’heures de ma vie (pour le plaisir évidemment), le High Five (rassemblement sportif des étudiants des 5 INSA, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse, et bien sur Lyon, hôte de l’édition de cette année), un déménagement, un stage… Et vu le programme de mai, ça va encore être sportif !

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir de la matière, puisque je travaille depuis 1 mois avec le framework Google Web Toolkit pour une appli Web, et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai des choses à en dire ! J’aurais probablement la flemme de faire un vrai tuto, mais des retours ça oui :)

Alors espérons que ça va s’améliorer dans les semaines à venir, et que j’aurais un peu plus de temps pour distiller quelques articles !

En prévision, bonne lecture !
Le neurone

24 Heures de l’INSA

Posted on by Le neurone.
Categories: Voyages, Sorties, ....

Comme chaque année, voilà le mois de mai, les jours fériés (ah non ça c’est grillé cette année), le beau temps, et… Les 24Heures de l’INSA !

Je crois qu’on ne présente plus ce festival étudiant qui a lieu sur le campus de la Doua à Villeurbanne, qui pendant 3 jours fournit concerts, animations, kermesse, manège à sensations, courses cycliste, pédestre ou roller… le tout gratuitement ! (sauf la bouffe et la bière ;) )

C’est toujours un grand moment, attendu par des milliers de personnes qui viendrons se déchaîner pendant les concerts, ou profiter des 14h d’improvisation théatrale…

Cette année ça sera le 20, 21 et 22 mai !

Alors à ceux qui me lisent et sont à Lyon ou peuvent y être, ne manquez surtout pas cette belle occasion de passer un super week-end ! Pour les sportifs, les inscriptions aux courses sont ouvertes jusqu’au 18 mai !

Et pour plus d’informations, toujours le site 24heures.org !