Atlassian JIRA 4.1
Dans la suite de mes articles précédents sur les bugtrackers, et sur Mantis Bug Tracker, voici un article sur Atlassian JIRA 4.1.
JIRA est un bugtracker assez répandu, développé par la société Atlassian. Il peut être associé avec d’autres outils développés par Atlassian, comme Confluence, permettant de remplir d’autres aspects de la gestion de projets de développement logiciel.
Mais concentrons nous sur JIRA.
Déjà, il est propriétaire et payant. Et cher. Le prix est en fonction du nombre d’utilisateurs, et peut monter jusqu’à 8000 $. On notera quand même qu’il est mis à disposition gratuitement pour des projets universitaires, mais que les sources ne sont disponibles que pour les licences commerciales.
Il est développé en Java, et JSP.
Son interface est agréable, bien faite et sobre. On trouve tout ce dont on a besoin, même si pour faire des écrans simples et clairs, il faut parfois en faire défiler un grand nombre pour faire une action un peu complexe.
Les fonctions de bugtracking sont simples et bien réalisées. L’ensemble est très intuitif, de même que l’interface d’administration.
Ce qu’on remarque dès qu’on met le nez dans l’administration, c’est que tout est paramétrable, et unquement par l’interface. Cela représente un fort avantage par rapport à un bugtracker comme Mantis qui fonctionne avec un fichier de configuration. Ainsi, il est très simple de définir un workflow par projet. On définit les étapes, les liens entre ces étapes, on peut partager cela entre plusieurs projets, réutiliser des étapes entre différents workflow… L’ensemble est assez long à définir puisqu’on passe par l’interface en mode “clic-clic”, mais il faut reconnaître que n’importe qui peut le faire, et donc notamment le chef du projet qui a besoin de son workflow personnalisé. Évidemment, réutiliser un workflow existant pour un projet est très simple.
Niveau time-tracking, JIRA propose la base : temps estimé pour le bug, ajout de temps passé par différents intervenants, et calcul du temps restant (estimé ou calculé). La différence entre temps estimé et temps calculé n’est pas très claire : si quand un utilisateur rentre un temps passé, il entre également une estimation de temps restant, celui-ci est pris en compte. Sinon, le temps restant affiché est le temps restant précédent moins le temps entré. La présentation de ces temps pour un bug est simple mais claire.
JIRA propose un système de plugins. Il n’est pas très simple et demande de développer pas mal de choses, mais de nombreux types prédéfinis permettent d’intégrer des plugins dans presque toutes les sections de JIRA (gestion des projets, gestion des bugs, etc.). Des plugins sont déjà disponibles sur le site d’Atlassian, mais la compatibilité avec la dernière version de JIRA (4.1) n’est pas toujours assurée et leur licence et leur prix sont variables (GPL, propriétaire, payant, gratuit, commercial ou non, …).
En somme, JIRA a des avantages indéniables pour qui veut un système certes un peu lourd, mais capable de résister à un grand nombre de projets très variés, avec une bonne facilité d’utilisation et un paramétrage très simple.
Évidemment, JIRA a 2 inconvénients : le premier et évident est son prix. Le second est ses sources. Certaines licences ne permettent pas de les obtenir. Et même quand on les obtient, la taille des sources, leur complexité les rendent très difficiles à appréhender, et évidemment on n’est pas libres de les modifier pour les adapter à ses besoins.
Si on voulait comparer cet outil avec un outil gratuit tel que Mantis Bug Tracker, il faudra démontrer que les avantages de JIRA, et notamment par rapport à l’effort de développement qui serait nécessaire sur Mantis pour arriver au niveau de ce qu’on veut avec JIRA, serait plus coûteux que de payer la licence. Pas évident donc si on a un grand nombre d’utilisateurs et donc une licence très chère, puisque 8000 $, ça en fait déjà des journées de développement, sans compter que la maintenance de JIRA coûte la moitié de la licence… par an… Sinon, il s’agit vraiment d’un logiciel très abouti et très agréable d’utilisation, qui conviendra probablement au plus grand nombre en terme d’interface.
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